
Ryad Boudebouz veut laisser le FC Sochaux en Ligue 1 avant que ce groupe, où plusieurs joueurs vont partir sous d’autres cieux, ne se quitte Photo Lionel Vadam
Ryad Boudebouz a joint les actes à la parole. Après avoir clamé qu’il ne voulait pas voir le FC Sochaux-Montbéliard descendre en Ligue 2, il l’a prouvé à Caen sur le terrain avec une réelle efficacité. Aujourd’hui, il prévient cependant : « ne nous enflammons pas ».
Ses accélérations ont donné le tournis à Montaroup, ses coups francs offerts des balles de but à ses coéquipiers. Mais Ryad Boudebouz n’a pas chômé non plus dans l’acte défensif. Ce qui lui a permis de réaliser un match plein.
Quand il est dans cet état d’esprit, le jeune international algérien, devient le pied armé du FC Sochaux et peut ainsi repousser les critiques (parfois logiques) qui lui sont tombées dessus cette saison.
Ryad, on a senti une équipe sochalienne très motivée à Caen. Confirmez-vous ?
On a mis ce qu’il fallait dans ce match. On sait que la détermination fait souvent la différence dans ce genre de rencontre. On a vu que l’on ne défendait pas seulement à quatre mais que c’était toute l’équipe qui était concernée. Quand nous sommes dans cet état d’esprit, je pense qu’il ne peut pas nous arriver grand-chose.
Que ressent-on à l’idée de pouvoir réussir cet exploit de rester en Ligue 1 ?
Il y a deux mois, tout le monde nous voyait en Ligue 2. On a fourni les efforts nécessaires et mentalement, cela fait du bien d’être revenu. Comme on le dit, la meilleure réponse aux critiques, c’est sur le terrain qu’elle est. Marvin et moi, on a beaucoup été critiqué, mais on n’a rien lâché car le FC Sochaux est le club de notre enfance et on n’a pas envie de le laisser tomber.
Ce sentiment est-il aussi fort que cela ?
Ici, c’est toute une région qui vit pour Sochaux. Nous, les joueurs on y pense tous les jours quand on va aux vestiaires. Quand on marche dans la rue, on veut que les gens qui nous regardent soient fiers de nous. Cette saison, on s’est battu avec une équipe jeune, cela a été difficile. Nous n’avions pas les moyens de la saison dernière. On s’est battu et c’est ça qui fait plaisir. Avec une équipe très jeune, on n’a rien lâché.
À Caen, on a vu le Ryad Boudebouz combatif, généreux et fort précieux avec sa patte gauche sur les coups de pieds arrêtés notamment.
Les coups de pieds arrêtés sont souvent déterminants. Jusqu’à maintenant, on n’avait pas réussi à les mettre au fond. Il manquait un petit quelque chose devant le but. Plus de détermination, de volonté, peut-être. Les buts de « Slo » et Loïc à Caen, n’étaient pas faciles à mettre. Il faut les féliciter. En ce qui me concerne, je suis content d’avoir été à la passe sur ces buts car ce que je recherche tous les jours dans mon jeu, c’est l’efficacité. Je suis prêt à assumer mes responsabilités sur les coups de pieds arrêtés. Ou sur les penaltys que je suis prêt à tirer car je suis capable de m’appliquer pour aider mes partenaires.
Il reste un effort à fournir, dimanche prochain contre l’OM. Pensez-vous que les Marseillais puissent venir sans ambition à Bonal ?
Gagner permettrait de faire une belle fête car, aujourd’hui, tout dépend de nous. Nous avons notre avenir entre nos mains. Et puis, on ne sera peut-être pas tous là la saison prochaine, ce serait bien de se quitter sur une belle image. Mais attention, l’OM fait partie des équipes qui peuvent sortir un grand match à tout moment. Ce serait une erreur de penser le contraire. Donc, s’il faut mettre le pied et tacler, nous seront prêts à le faire. Il ne faut pas sous estimer l’OM car on pourrait prendre une volée. Nous, quand on s’enflamme, c’est d’ailleurs souvent qu’on s’en prend une, de volée.

